Résumé

Eugénie Cheminat Soixante heures d'agonie dans une cave… (1871)

Je me lève, je marche, mais ma tête, comme un volcan, me fait voir tout en évolution. Mes jambes fléchissent, et je me rasseois ni morte ni vivante, mais en agonie.
Au même instant une bombe éclate sur la maison et détériore une partie du sixième étage.
Un bruit nouveau, épouvantable, s'ajoute au tableau déjà connu, c'est celui d'une bande d'insurgés, dits enfants perdus, qui envahissent la maison sous prétexte d'y découvrir un Versaillais caché.
Source : Gallica

Eugénie Cheminat Soixante heures d'agonie dans une cave… (1871)

Ah! ce spectacle est la plus terrible phase de cette atroce guerre civile : C'est l'anarchie morale qui couronne toutes les autres anarchies.
Et voilà le milieu où j'ai vécu durant trois jours !
Au-dessus de ma tête le canon, les boîtes à mitraille, les bombes incendiaires; autour de moi, le cliquetis menaçant des armes, l'incendie, le fusil en joue, les bombes à pétrole roulant dans la cour et promettant de tout détruire en disparaissant.
Source : Gallica

Eugénie Cheminat Soixante heures d'agonie dans une cave… (1871)

Dans cette perspective d'une vie meilleure j'ai puisé des paroles de consolation pour des centaines de mères de famille qui, éperdues, fuyaient l'incendie consumant leurs demeures.
L'imminence du danger, l'attente d'une ruine complète arrachaient des cris affreux à ces malheureuses qui n'entrevoyaient qu'une mort sans issue. Mais, hélas! les pleurs sont d'autant plus amers quand ils n'ont que leur impuissance.
Source : Gallica

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