Résumé

Collectif Sonnets gaillards et priapiques

Qu’ils meurent à la fin au combat de nature.
J’ayme à voir dans les prez, non leur belle peinture,
Mais un Belier cornu sa femelle foutant,
Et le Bouc échauffé sur la sienne montant,
Pour un si doux ébat oublier la pâture.
J’ayme à voir dans les prez en un pareil effort,
Le Taureau qui se joint à la Vache si fort,
Qui voudroit, s’il pouvait, la percer d’outre en outre.
Le foutre est à mes yeux un printemps diapré,
Au cœur un Paradis ; et si je ne voy foutre,
Je n’ayme plus ni bois, ni campagne, ni pré.
Pour foutre un pauvre coup, mon Dieu qu’on a de mal !
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Collectif Sonnets gaillards et priapiques

Ay’nt le membre aussi mou qu’elle a la fesse molle.
Elle a trop fait pour moy de m’estre impitoyable,
Car ses seules faveurs me font frémir de peur,
Et si j’en recevois, pour décharger mon cœur
J’yrois rendre ma gorge au fonds de quelque étable.
Le parfum de sa bouche est chose insupportable,
Et sa chair rousse et noire a tant de puanteur,
Que pour me garantir d’une telle senteur,
Je fay l’amour de loin, dont je luy sers de fable.
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Collectif Sonnets gaillards et priapiques

Tu peux bien, sans profit, amortir ta chaleur ;
Car de ton bois punais la flame est trop puante.
Forget, au nez tortu, qui forgez sans mesure
En dépit d’Apollon, tant de vers mal rymez,
Et qui blâmant les Juifs, vos parens diffamez,
Comme un maudit enfant, et de traître nature.
Si votre nez punais désormais s’aventure
A lâcher dessus moy ses traits envenimez,
Je consens que mes vers ne soyent plus renommez,
Au cas que d’un tel sot je ne venge l’injure.
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