Gaston III de Foix-Béarn,
Le Livre des oraisons
“ Dans votre miséricorde vous m’avez préservé et m’avez tiré de grandes tribulations. Mon Seigneur, la fureur de votre visage s’est tournée contre les nations et ce n’est pas sans cause. Seigneur, s’il vous plait, nous ne sommes pas, nous deux [1] , intempérants. Les gens sont moins que les bêtes ; voyant la vengeance de Dieu et ne voulant pas la reconnaître, ils font, chaque jour, pire que le vin. Il n’y a donc pas lieu de s’étonner que le diable, dont ils font les œuvres, les aveugle, les abaisse et les rende muets. Ceux d’un rang élevé, ceux bien vêtus, sont pire que les autres. ”
