Résumé

Collectif Journal de physique, de chimie…

Si Newton eût bien connu le feu calorique, et s’il eût découvert que ce feu n’avoit qu’accidentellement et non essentiellement, les facultés qu’on lui observe, il n’eût pas manqué de découvrir le feu éthéré, d’en établir la démonstration, et de reconnoître en lui ce même fluide subtil, éminemment élastique, qui pénètre tous les corps, que son génie et son œil observateur lui ont fait pressentir, et auquel il a donné le nom de milieu éthéré.
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L’observation des faits m’a forcé de reconnoître et d’établir en principe, que le son ou le bruit se propage avec une intensité ou une force qui est en raison directe du choc ou des vibrations des corps, et à-la-fois de la densité des milieux, à travers lesquels la matière qui le forme propage ses ébranlemens.
Le bruit ou le son se propage dans l’air commun d’une manière connue de tout le monde, et avec cette seule variation qu’il s’étend plus au loin, et s’entend plus fortement dans un air dense que dans un air raréfié.
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D’après ce que je viens d’exposer, on voit que Newton pensoit que la lumière agit sur son milieu éthéré, comme sur les autres corps, qu’elle excite dans sa masse et dans celle des autres corps, des ondes de vibrations qui causent en eux la chaleur ; et qu’en outre il croyoit que les vibrations de son milieu éthéré, ainsi que celles de beaucoup d’autres corps, avoient à leur tour la faculté d’agir sur la lumière, de la lancer, de la réfléchir et de la réfracter, selon leurs différens états et leurs diverses natures.
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