Résumé

Collectif Revue pédagogique, second semestre 1882

Deux choses, en effet, sont à considérer dans l’éducation : l’acquisition des connaissances et le développement des facultés. L’une ne se conçoit pas sans l’autre. Cependant elles diffèrent l’une de l’autre dans une certaine mesure, selon qu’il s’agit des hommes ou des femmes. Indépendamment d’un esprit bien fait, ce que rien ne remplace, l’homme a besoin d’un fonds de savoir solidement établi, entretenu avec soin, souvent renouvelé, toujours prêt, qu’il applique à ses fonctions, à son industrie, aux affaires publiques ou privées, à toute la conduite de sa vie.
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Collectif Revue pédagogique, second semestre 1882

De même que Poullain de La Barre, M. Stuart Mill réclame l’égalité absolue des deux sexes [96] ; il n’admet pour l’homme aucun privilège, pour la femme aucune incapacité [97] . Le régime d’iniquité appliqué à la femme n’a pour lui d’autre origine que la loi du plus fort, comme l’esclavage. Il reproche à l’homme d’avoir abusivement réglé toutes les conditions de la vie sociale de façon à rendre impossible « la révolte » de la femme contre une tyrannie injustifiable ; son éducation même a reçu une direction qui doit éteindre en elle tout désir, toute pensée d’affranchissement !
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Collectif Revue pédagogique, second semestre 1882

Enfermé dans le présent, l’homme, par la force de sa raison, se reporte vers le passé et s’étend à l’avenir. La femme est affligée d’une myopie d’esprit qui lui permet bien de pénétrer ce qui est sous ses yeux, mais qui ne lui laisse rien voir au delà. D’où les défauts qui la caractérisent : l’injustice, la dissimulation, l’ingratitude, le manque de foi, tout cet ensemble de faiblesses intellectuelles et morales qui constituent le sexus sequior, le sexe fait pour le second rôle et le second plan. L’éducation n’y peut rien. C’est une infériorité de nature.
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