Grazia Deledda

Grazia Deledda

Résumé

Portrait de Grazia Deledda Grazia Deledda Élias Portolu (1903)

Mais Elias était triste, défait, avec un air de souffrance et de lassitude sur le visage, comme dans les premières journées qui avaient suivi son retour.
— Ah ! mon cher Zio Martinu, dit-il, si vous saviez comment cela s'est passé !... Tout est inutile : je ne puis parler ni à ma mère ni à personne. Non, c'est impossible!... Hier soir, je me sentais décidé ; il me semblait que j'avais un cœur de lion, ou plutôt un front d'airain, hardi et sans vergogne. Je me couche, je m'endors, je rêve ; et, dans mon rêve, j'étais à la maison, je parlais à ma mère.
Source : Gallica

Portrait de Grazia Deledda Grazia Deledda Élias Portolu (1903)

« Le voilà bien, lui ! Toujours calme comme un enfant de sept ans ! A quoi pense-t-il ? Que désire-t-il ? Jamais il n'a souffert, et peut-être ne souffrira-t-il jamais. Ce n'est pas un fort ; mais pourtant, il est plus fort que moi. »
D'ailleurs, au déclin de cet automne, après la conversation avec Zio Martinu, il lui sembla qu'il avait enfin acquis un peu d'énergie ; au moins réussissait-il à se dominer et à prendre de bonnes résolutions pour l'avenir. Mais, un jour, comme il rentrait au pays, il trouva de l'orage entre Maddalena et Pietro.
Source : Gallica

Portrait de Grazia Deledda Grazia Deledda Élias Portolu (1903)

Zio Portolu, assis sur le seuil de la cabane, entaillait et gravait avec patience une courge où il dessinait justement un épisode de Guerino, marmottant entre ses dents, parlant à la courge, au canif, à ses doigts, à l'encre qu'il employait ; et les brebis faisaient la sieste à l'ombre des maquis, et le petit cochon, le cabri, le chat et les chiens dormaient. La tanca reposait toute, dans l'ardeur du soleil, sous le ciel de métal clair qui devenait cendré en s'abaissant à l'horizon. Pas une herbe ne remuait.
Elias relisait son livre, bercé par le murmure de l'eau
Source : Gallica

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