Elias Portolu

Définition et enjeux

Portrait de Grazia Deledda Grazia Deledda,  Élias Portolu (1903)

“ Et maintenant, je vais me coucher et dormir : car, la nuit dernière, je n'ai pas reposé une minute. Et puis, demain... on partira ; et, après-demain, je serai loin, très loin... Quoi donc, Elias Portolu ? Est-ce que tu aurais peur de toi- même ?... Mais que vois-je ? Un homme couché sous ce buisson ?... Non, ce n'est pas un homme.
Qu'est-ce, alors ?... Oui, c'est un homme... Oh ! l'abbé Porcheddu !...
”
Source : Gallica

Portrait de Grazia Deledda Grazia Deledda,  Élias Portolu (1903)

“ Nous sommes des hommes, nous, et non pas des bamboches de fromage frais comme les continentaux, même quand les continentaux sont gardiens d'hommes...
— Ne nous occupons pas des gardiens, dit Elias en haussant les épaules. Les gardiens sont de la canaille. Mais il y a aussi les seigneurs. Si vous les aviez vus ! De grands seigneurs qui vont en carrosse et qui, lorsqu'ils entrent en prison, possèdent sur leur livret des milliers de lires.
Zio Portolu se fâcha, cracha et dit :
— Qu'est-ce qu'ils sont, les seigneurs ?
”
Source : Gallica

Portrait de Grazia Deledda Grazia Deledda,  Élias Portolu (1903)

“ L'amore si fa per ridere, solo per ridere,
solo per ridere...
Tandis qu'ils se dirigeaient vers l'église par un petit sentier à peine tracé au milieu des maquis et des buissons, dans l'herbe odorante, le sifflet se répétait, de plus en plus voisin et insistant. Elias ne s'était pas trompé. On rencontra près du puits, Zio Portolu, Pietro et, entre les deux hommes, la lumineuse figure de Maria Maddalena. Elias reçut un coup au cœur. L'abbé Porcheddu fit claquer sa langue contre
son palais et garda le silence, n'ayant pas de mots pour exprimer son admiration
”
Source : Gallica

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