Henri-Cyrille-Adrien Juge, La Vénérable sœur Benoîte, du tiers-ordre de saint Dominique… (1899)
“ Pour une bergère, la solitude n'est pas sans dangers, car, d'ordinaire, la vie des champs est loin de protéger l'innocence de ceux qu'on y emploie ; outre qu'elle les condamne à une dangereuse ignorance des vérités de la religion, elle devient pour eux l'occasion de mal faire. Si la solitude les protège contre les regards des hommes, ils ne se souviennent pas toujours que l'œil de Dieu les suit partout. Benoîte trouvait dans sa piété et son recueillement une sauvegarde contre le péril. Elle renouvelait sans cesse à la Reine de toute pureté, l'offrande de son esprit et de son cœur. ”
