Résumé

Eugène Gayot Les petits quadrupèdes de la maison et des champs… (1871)

La souris de terre n'est pas une, il y en a deux; je viens de leur donner à chacune leur nom : celle-ci est le campagnol, l'autre est le mulot.
Que si j'adopte pour un instant l'appellation commune, je dirai : La souris de terre doit être comptée parmi les malfaiteurs les plus redoutés de l'agriculture : mal très-supportable quand la population ne dépasse pas certaines limites, elle devient un fléau, une plaie, dès que les circonstances, favorisant à miracle le développement de la fécondité naturelle, permettent à de nombreuses nichées de croître,
de grandir et de pulluler à leur tour.
Source : Gallica

Eugène Gayot Les petits quadrupèdes de la maison et des champs… (1865)

La nature a songé à l'espèce ; la mère ne songe qu'à ses futurs enfants ; mais par ceux-ci on arrive sûrement à l'autre puisque ce sont eux qui la constituent.
Le sentiment de la maternité est la sauvegarde infaillible de l'espèce.
Le mâle ne regarde ni de si haut ni aussi loin. Fort ou faible, il aime; son amour, a dit Elz. Blaze, ressemble à la rage. Il convoite, il sollicite, il poursuit les femelles avec un acharnement incroyable. Cela ne suffit pas; il faut avant tout faire ses preuves et l'emporter sur ses rivaux.
Source : Gallica

Eugène Gayot Les petits quadrupèdes de la maison et des champs… (1871)

Rien n'est moins prudent que le serpent, qui siffle, qui bondit, qui emploie tous les moyens imaginables pour trahir sa présence : rien n'est moins humble que la violette, la première des fleurs qui lève le nez après l'hiver et qui s'en va la dernière après l'automne, si toutefois elle s'en va jamais. Parlez-moi de la prudence du rat ! C'est l'animal contre lequel on a dressé le plus d'embûches depuis la sortie de l'arche, où le bon Noé aurait bien du ne pas le laisser entrer, et c'est l'animal qui s'est le plus multiplié sur la terre.
Source : Gallica

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