François-Joseph-Victor Broussais

Élements biographiques

François-Joseph-Victor Broussais De la théorie médicale dite pathologique… (1826)

Comment imaginer qu'il se soit figuré que l'on puisse faire de la pathologie, sans penser à la digestion, à la respiration , à la circulation, aux sécrétions , à la calorification, à la nutrition, à la sensibilité, à la contractilité, comme on en fait sans s'occuper de la pesanteur, de l'élasticité, des affinités chimiques, de l'électricité ? A-t-il pu ignorer qu'on a fait de la médecine avant de connaître ces sciences , et qu'on
n'a jamais eu l'idée de l'état morbide que parce que l'on connaissait l'état sain, c 'est-à-dire la physiologie, dans le sens qu'il veut donner à ce mot ?
Source : Gallica

François-Joseph-Victor Broussais De la théorie médicale dite pathologique… (1826)

M. Prus nous dit gravement que ces moyens thérapeutiques sont acquis par l'observation des procédés de la nature, ou créés par le génie de l'art, et que la physiologie ne nous a rien appris à ce sujet, comme si l'observation des mouvemens vitaux n'était pas la meilleure de toutes les écoles physiologiques. En effet, cette doctrine de la révulsion ou de la dérivation, que M. Prus attribue ici au génie de l'art, n'est point l'effet d'une inspiration: l'homme de sens n'y peut voir qu'une induction physiologique, déduite des opérations de la nature.
Source : Gallica

François-Joseph-Victor Broussais Traité de physiologie appliquée à la pathologie… (1822-1823)

Si les mêmes molécules peuvent obéir tantôt aux lois de la chimie brute, et tantôt à celles de la chimie vivante, et si ces molécules sont de la matière, il est clair que la matière ne saurait être confondue avec les lois qui la font mouvoir. Or le corps d'un animal, et de tout être organisé, est formé en entier de molécules qui jadis ont obéi à d'autres lois chimiques, et qui bientôt obéiront à d'autres lois encore : donc les lois de la chimie organique peuvent être distinguées de la matière.
Source : Gallica

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