Ernest Ameline

Résumé

Ernest Ameline Fleurs aimées, poésies (1878)

Mais déjà, sur un unique autel, Son coeur les confondant adore ses deux mères, Dont l'une aime ici-bas, quand l'autre prie au ciel !
LA LOGETTE
A Monsieur Saint-René Taillandier,
DE L'ACADÉMIE FRANÇAISE
La Logette! Malgré sa naïve apparence,
Ce nom, comme un poignard, souvent me frappe au coeur;
Il jette un voile noir sur ma première enfance,
Où j'ai compté pourtant bien des jours de bonheur.
La Logette! C'était... Permettez que l'histoire Pour vous intéresser parte d'un peu plus haut: Que servirait d'en faire une énigme, un grimoire ? Être clair avant tout n'est jamais un défaut.
Source : Gallica

Ernest Ameline Fleurs aimées, poésies (1878)

C'est au pied du Cervin, sous la plus humble pierre, Recouverte en tous temps d'immortelle et de lierre, Que Croz est enterré. — Là, devant son bourreau, Gît le guide martyr ! — O grimpeurs d'aventure ! Penchez-vous, écoutez ces mots, terrible augure, Monter vers vous de son tombeau :
« Qu'un orgueil insensé jamais ne vous entraîne: Le Ciel mit une borne à la puissance humaine ; Regardez le Cervin ! C'est l'avertissement.
LE GUIDE 91
La pierre, l'épitaphe et la pâle couronne Qu'on oubliera demain... tout ce qui m'environne, C'est là, c'est là le châtiment * ! »
Source : Gallica

Ernest Ameline Fleurs aimées, poésies (1878)

Oh ! oui, je me souviens ! ! !
Au jour de l'agonie, Comme un avant-coureur de la gloire infinie, Une lueur passa sur ton front décharné, Ma main dans tes deux mains fut longuement pressée, Et puis... tu murmuras d'une voix oppressée: « Mon Dieu! gardez le fils que vous m'avez donné ! »
Voilà ce que contient cet affreux petit livre
Dont la tranche dorée et le fermoir de cuivre
Sont ternis par le temps bien plus que par la main:
Voilà pourquoi, laissant Virgile, Homère, Horace,
Au second rang il montre, à la première place,
Ses feuillets tout jaunis comme un vieux parchemin.
Source : Gallica

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