Pierre Véron, Je, tu, il, nous, vous, ils (1869)
“ Pourquoi commence-t-elle? Pour peu de chose : pour un pantalon noisette qui a déplu à Laure; pour un chapeau qui a semblé disgracieux à Alfred ; pour une robe qu'on a refusée à l'idole, pour un mot qu'on a entendu, pour une ride qu'on a surprise., ou bien encore pour rien du tout. Ce rien, c'est l'habitude, qui décolore toute chose. L'éclipsé de l'amour est totale dès qu'elle est. L'amour ne fait rien à demi. Nota. — Le soleil de l'amour ne s'éteint jamais; seulement, il se rallume pour ou dans d'autres yeux. ”
