Pierre Véron

Résumé

Pierre Véron Je, tu, il, nous, vous, ils (1869)

Pourquoi commence-t-elle? Pour peu de chose : pour un pantalon noisette qui a déplu à Laure; pour un chapeau qui a semblé disgracieux à Alfred ; pour une robe qu'on a refusée à l'idole, pour un mot qu'on a entendu, pour une ride qu'on a surprise., ou bien encore pour rien du tout.
Ce rien, c'est l'habitude, qui décolore toute chose.
L'éclipsé de l'amour est totale dès qu'elle est.
L'amour ne fait rien à demi.
Nota. — Le soleil de l'amour ne s'éteint jamais; seulement, il se rallume pour ou dans
d'autres yeux.
Source : Gallica

Pierre Véron Je, tu, il, nous, vous, ils (1869)

La somnambule commence par vous regarder attentivement. Là est le secret de son art.
Une sorcière versée dans le métier doit, au premier coup d'œil, reconnaître le motif qui vous amène. Pour les femmes, ce motif change rarement. Amour! amour! tu perdis Troie, et tu fais vivre les somnambules. Reste à savoir si la cliente est mariée. Oh! pour cela, je ne suis pas sorcier, mais je prétends reconnaître entre toutes la
femme qui, troublée, émue, hésitante, va, en l'absence ou à l'insu de son mari, demander à la sorcellerie des nouvelles d'un adultère passé ou futur.
Source : Gallica

Pierre Véron Je, tu, il, nous, vous, ils (1869)

La vérité, du reste, me force à proclamer que la chose n'est point aussi terrible qu'elle en a l'air à distance. Oui, sans doute, si l'on descendait dans ces souterrains, asile de la mort, seul, ne voyant qu'une nuit à peine éclairée par une lanterne sourde, n'entendant que le silence morne; oui, sans doute, alors, l'impression pourrait être profonde, car la mise en scène ne laisse pas que d'être combinée pour l'effet.
Mais, lorsqu'on arrive en bande dans les catacombes, le prestige diminue singulièrement.
Source : Gallica

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