Pierre Véron

Résumé

Pierre Véron Monsieur Personne (1864)

L'ami de Médor se retourna et se trouva en face d'un individu de l-aspect le plus vénérable.
Cravate blanche, lunettes d'or, habit noir.
— Pardon, Monsieur, reprit l'étranger, mais je viens de me trouver témoin de la scène dont vous avez été le principal acteur.
— Ah !
— Et j'ai été — comme tout le monde — frappé de la sagacité de vos raisonnements, ainsi que de la délicatesse de votre cœur. Permettez-moi de vous féliciter. Vous aimez noblement votre chien.
— Mon chien ! fit l'homme aux yeux verts, mais il n'est pas à moi.
Source : Gallica

Pierre Véron Monsieur Personne (1864)

L'attroupement sait tout, — excepté ne pas se laisser berner par le premier exploiteur venu ; voit tout, — hormis le filou qui lui travaille ses mouchoirs.
Il a beaucoup de conseils pour ceux qui n'en ont que faire, et peu de petits écus pour ceux qui en auraient besoin.
L'attroupement, ce sont les moutons, — mais quelquefois aussi les loups de Panurge !
Ce qui fait que l'attroupement est haïssable comme le badaud, le badaud comme l'attroupement, — et qu'on a d'autant plus le droit d'être impatient de leur sottise qu'on la sent éternelle.
Source : Gallica

Pierre Véron Monsieur Personne (1864)

Désolé vraiment, cher monsieur, mais nous nous reverrons, je l'espère. Nous nous rencontrerons. Désolé, je suis en retard, et il faut que je me hâte.
— L'art de protéger les animaux et de s'en
faire plusieurs décorations de revenu, grommela M. Personne, en regardant le singulier baron s'éloigner à toutes jambes. Au fait, il a raison ce monsieur de chérir les bêtes et de malmener les gens. C'est pour lui la vraie façon de pratiquer l'amour de ses semblables.
Médor protesta par un grognement contre cette désobligeante assimilation.
Source : Gallica

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