Résumé

Pierre Véron Paris qui grouille, par Pierre Véron (1884)

La vérité, c'est que la névrose publique déséquilibre un plus grand nombre de cerveaux. Folie et suicide marchent de conserve.
Nous sommes des surexcités, tous. Nous demandons à nos nerfs et à notre moelle plus d'efforts qu'ils n'en peuvent donner. Nous forçons la dose, pour le plaisir aussi bien que pour le travail.
C'est l'ambition déçue qui jette en pâture au suicide la plus grande quantité de victimes.
Source : Gallica

Pierre Véron Paris qui grouille, par Pierre Véron (1884)

Le chef-d'œuvre ne vient pas souvent, mais on aboutit à une pièce qui réussit, ou qui tombe.
Si elle réussit, chacun tout de suite veut tirer le succès à lui. Si elle tombe, chacun veut rejeter sur l'autre la responsabilité.
Si le résultat est indécis, le partage se fait à la façon du vieil auteur qui disait : - Mon Dieu! c'est bien simple: les bravos sont de moi et les sifflets sont de lui.
Bien simple, en effet.
Pour lors, vous n'êtes pas sans avoir lu les plaidoiries de l'affaire Dumas-Corvin. Encore unsingulier spécimen des charmes de la collaboration.
Source : Gallica

Pierre Véron Paris qui grouille, par Pierre Véron (1884)

Non seulement on ne parle plus que de mort dans le drame contemporain, mais on n'y parle que d'assassinat. On étale sur la scène toutes les turpitudes du monde où l'on chourine. Et pendant que se déroulent les péripéties de cet imbroglio judiciaire, il faut voir de quel air avide certains spectateurs des hautes galeries se penchent comme pourboire les leçons que leur offre le théâtre métamorphosé en cours de crime comparé.
Or çà ! il y a là — qu'on daigne y prendre
garde !
Source : Gallica

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