J. Marmée, Revue des Deux Mondes
“ Je marche pour marcher, ou plutôt pour diminuer l’horreur à laquelle je suis en proie. » Et comme il paraissait rentrer chez lui (petite rue Dauphin) : « Et vous, lui demandai-je, d’où venez-vous ? — Je viens, me répondit-il, du cirque du Palais-Royal, où je me suis enrôlé comme grenadier dans un bataillon qui s’y forme sous le nom de 1er bataillon de la Butte-des-Moulins, et qui part pour l’armée. — Vous avez bien fait, répliquai-je, Paris n’est plus tenable : la patrie est en danger, et je vais contracter le même engagement. » ”
