Résumé

J. Marmée Revue des Deux Mondes

Je marche pour marcher, ou plutôt pour diminuer l’horreur à laquelle je suis en proie. » Et comme il paraissait rentrer chez lui (petite rue Dauphin) : « Et vous, lui demandai-je, d’où venez-vous ? — Je viens, me répondit-il, du cirque du Palais-Royal, où je me suis enrôlé comme grenadier dans un bataillon qui s’y forme sous le nom de 1er bataillon de la Butte-des-Moulins, et qui part pour l’armée. — Vous avez bien fait, répliquai-je, Paris n’est plus tenable : la patrie est en danger, et je vais contracter le même engagement. »
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J. Marmée Revue des Deux Mondes

Et quel mérite et quelle gloire auriez-vous, répliqua le digne général avec véhémence, si d’un bon logement et d’une bonne table, vous alliez au champ de bataille ? Apprenez, jeune homme, ajouta-t-il, après avoir éloquemment développé sa pensée, que c’est par une longue suite de travaux, de privations, de fatigues, de souffrances, qu’il faut acheter l’honneur de combattre et de mourir pour la patrie.
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J. Marmée Revue des Deux Mondes

C’était ce peuple « hideux et difforme » que les tueries exécutées jusque dans les rues par les bouchers avaient habitué à l’odeur du sang, qui, tout à l’heure, allait entrer en scène, se précipiter, en demandant du pain, sur ce Versailles de la royauté dont Thiébault, avec un esprit critique qui sent déjà la Révolution, nous parle en ces termes :
En 1787, 1788 et 1789, je revis Versailles embelli de toutes les parures de l’été.
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