École hollandaise

Définition et enjeux

Portrait de Victor Fournel Victor Fournel Voyages hors de ma chambre (1878)

Tant que les Pays-Bas restent sous la domination étrangère, ils n’ont que des artistes subalternes, imitateurs, des pseudo-Italiens sans originalité, et pas une école. Dès qu’ils sont affranchis, une admirable floraison artistique se produit, et en moins d’un siècle, l’école hollandaise naît, grandit, arrive à son apogée, décline et finit.
Quelques critiques ont fait honneur de cet épanouissement subit au protestantisme, que ses plus déterminés partisans n’avaient pourtant jamais regardé comme une grande source d’inspiration pour les beaux-arts.
Source : Gutenberg

Portrait de Eugène Fromentin Eugène Fromentin Les Maîtres d’autrefois. - Belgique-Hollande…

On semble donc avoir tous les dons du cœur et de l’esprit, sensibilité, tendresses, sympathies généreuses pour les drames de l’histoire, expérience extrême de ceux de la vie, on est pathétique, émouvant, intéressant, imprévu, instructif, — partout ailleurs que dans l’école hollandaise. Et l’école qui s’est le plus exclusivement occupée du monde réel semble celle de toutes qui en a le plus méconnu l’intérêt moral, et encore, celle de toutes qui s’est le plus passionnément vouée à l’étude du pittoresque semble moins qu’aucune autre en avoir aperçu les sources vives.
Source : Wikisource

Portrait de Ferdinand de Lasteyrie Ferdinand de Lasteyrie Causeries artistiques (1862)

L'école hollandaise, l'école flamande, incomparables dans l'art du clair obscur, inimitables dispensatrices de cette lumière dont la nature fut si avare pour leurs pays, trop amoureuses peut-être des misérables réalités de la vie humaine, mais si habiles à les revêtir d'un séduisant vernis, tombent à leur tour de la vérité dans la minutie, de la vie familière dans la trivialité, et s'éteignent à la fin presque aussi complètement que l'école italienne.
Source : Gallica

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