Résumé

Congrès international et intercolonial de la Société indigène tenu à Paris en 1931

Lorsqu'une langue indigène est une langue écrite, qu'elle est, par conséquent, propre à exprimer les idées abstraites, qu'elle est capable de porter le contenu d'une culture aussi élémentaire qu'elle soit, il y a intérêt à se servir de cette langue indigène qui est évidemment un truchement beaucoup plus commode entre le cerveau de l'enfant et les connaissances qu'on peut lui inculquer en langue étrangère. Dès qu'il s'agit d'une race évoluée, il n'y a pas à hésiter, l'enseignement élémentaire a tout à gagner à passer par cette langue véhiculaire.
Source : Gallica

Congrès international et intercolonial de la Société indigène tenu à Paris en 1931

Je me sens maintenant un isolé n'importe où je me trouve, que ce soit en France, où l'on me regarde comme d'une race inférieure, ou bien ici, où tout le développement que j'ai pris fait de moi, au milieu des miens, un déraciné, et pourtant, je pense que je ne suis ni l'un ni l'autre ; je ne suis pas d'une race inférieure et je tiens à toutes les traditions de mon pays, je suis resté fidèle au culte de sa religion ancestrale, seulement, je sens plus que jamais que notre avenir, notre évolution est avec vous, ne peut être qu'avec vous.
Source : Gallica

Congrès international et intercolonial de la Société indigène tenu à Paris en 1931

De là l'imprégnation que nous essayons de donner à nos écoles indigènes, en ce qui concerne le travail des champs, le maintien des coutumes indigènes, le respect de la famille, le respect de ce qui existe de vraiment solide, de vraiment durable dans la société indigène. En somme, l'école, c'est une école d'habitude, et les habitudes sont des forces. La nouveauté peut attirer pendant un certain temps, mais il faut qu'elle se transforme pour durer en une habitude.
Source : Gallica

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