Maxime Du Camp

Maxime Du Camp

Résumé

Portrait de Maxime Du Camp Maxime Du Camp Les Égouts de Paris

Pendant que l’on attend les retardataires, on peut gagner lestement l’embranchement de la rue Saint-Denis. C’est un vieil égout à sec; la voûte est de moellons moisis, comme la muraille ; il n’y a ni trottoir ni cunette. Le radier (le lit) est formé de pavés; on a peine à s’y tenir debout, c’est une ruelle couverte. Lorsque l’on s’échappe de ce caveau pour rentrer dans l’égout Rivoli, c’est comme lorsque l’on sort de la rue de l’École-de-Médecine pour déboucher sur le boulevard Saint-Michel.
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Portrait de Maxime Du Camp Maxime Du Camp Les Égouts de Paris

Paris est bien réellement un corps vivant; les organes cachés de ses fonctions ne se reposent jamais.
La chambre s’ouvre sur la berge de la Seine par une large voûte; dans l’épaisseur du mur, on a ménagé un bureau pour les employés, une officine pour les lampistes, des cabinets où l’on enferme les palettes, les balais, les pelles, les bottes nécessaires aux égoutiers. Sur les piliers de fer fichés dans le trottoir qui domine la cunette où l’égout roule ses eaux limoneuses, on a placé des lampes munies de globes en porcelaine ; c’est une petite illumination.
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Portrait de Maxime Du Camp Maxime Du Camp Les Égouts de Paris

Pour bien apprécier l’ampleur du grand collecteur, comprendre l’ingénieux système de curage mis en œuvre aujourd’hui, il faut descendre à la chambre de la Pépinière et s’en aller jusqu’à l’embouchure en Seine: c’est une course de 6 kilomètres, mais elle est instructive et mérite d’être faite. La voûte de l’énorme galerie est en ciment poli; elle paraît en stuc. Cette voûte est d’une sonorité sans pareille; elle augmente les bruits et les porte si loin, qu’un coup de cornet donné au regard de la Pépinière est entendu distinctement à l’issue même de l’égout.
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