E. Aubry-Vitet

Résumé

E. Aubry-Vitet Revue des Deux Mondes

Ce qu’on ferait dans les 1,500 hectares de l’ancien « régulateur, » ce ne serait plus de l’irrigation, ce serait de l’épuration toute simple, et ce n’est pas du tout la même chose.
L’irrigation n’a d’autre but que d’apporter au sol de l’humidité, si elle consiste en eau claire, ou de l’engrais si elle consiste en eau chargée de produits fertilisans. C’est en un mot une opération purement agricole. Il suit de là qu’elle doit être pratiquée par le cultivateur avec une pleine indépendance, et n’avoir d’autre règle que les besoins du sol et les exigences des récoltes.
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E. Aubry-Vitet Revue des Deux Mondes

Et, puisque l’épuration et l’irrigation sont difficilement compatibles lorsqu’il faut absorber les eaux vannes d’une ville de médiocre grandeur, puisque l’incompatibilité devient absolue et impossible à vaincre lorsqu’il s’agit d’une ville de deux millions d’habitans, n’est-il pas évident que dès lors les irrigations n’étaient qu’un leurre, destiné à piper les sympathies et les adhésions, et qu’au fond la solution tant vantée n’avait d’autre résultat que l’engloutissement improductif, dans le « vaste régulateur », des richesses contenues dans les eaux d’égouts.
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E. Aubry-Vitet Revue des Deux Mondes

Quand on épure, l’épuration est presque tout, la culture n’a par elle-même qu’une importance bien secondaire ; en effet, 3 à 4,000 hectares peuvent-ils rendre le produit de 40 à 60,000, lors même qu’ils seraient uniquement consacrés à des cultures épuisantes et répétées comme celles des plantes potagères ? Il est clair que l’azote du pain, de la viande et des légumes que l’on consomme à Paris ne peut pas y retourner sous la forme unique de légumes. La véritable utilité de la culture dans l’épuration, c’est de décider les cultivateurs à prêter à l’entreprise leurs champs et leurs bras.
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