Résumé

Portrait de Maxime Du Camp Maxime Du Camp Naples et la Société napolitaine sous le roi Victor-Emmanuel

La liberté porte en elle une force vitale qui, par elle-même, ranime les contrées les plus éteintes. Si aux bienfaits inhérens à un régime libre on ajoute la vivification des grands travaux d’utilité générale, je ne sais trop ce que les anciennes provinces napolitaines auront à envier aux autres nations.
En dehors des hommes d’état chargés de maintenir le statut dans son intégrité et d’en assurer l’exécution, c’est d’un bon ministre des travaux publics que l’Italie a le plus besoin à cette heure, et ce qu’il faut donner à Naples au plus vite, c’est un excellent préfet de police.
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Portrait de Maxime Du Camp Maxime Du Camp Naples et la Société napolitaine sous le roi Victor-Emmanuel

Le parti le plus fort, le plus compacte, est en définitive celui qui a pris pour devise : « l’Italie une avec Victor-Emmanuel. » La seule condensation de ce parti suffit à annuler les deux autres. En effet, il l’emporte sur eux par le nombre et par l’intelligence. Pour se figurer avec quelle ferveur, avec quel enthousiasme ces hommes ont embrassé la cause de Victor-Emmanuel en comprenant qu’elle était la cause de l’Italie entière, de la patrie commune et de leur propre régénération, il faut savoir sous quel joug de fer et d’airain ils ont vécu du temps des Bourbons.
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Il y avait donc les Napolitains, puis les Calabrais, qui ne voulaient pas être confondus avec les Napolitains, puis les Siciliens, qui ne voulaient être confondus ni avec les Napolitains ni avec les Calabrais : c’était dans les provinces mêmes des Deux-Siciles et dans le même royaume une sorte de tour de Babel et la confusion des patois. Aujourd’hui il n’en est plus ainsi, et l’on vous répond : « Je suis un Italien de Naples, de Messine, de Brindisi ou de Maïda ; » l’italianisme est entré dans tous les cœurs et les fait battre à l’unisson.
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