Jules Michelet,
Les Femmes de la Révolution
“ Une douce puissance l’arrêta, invincible et souveraine, la voix de cette femme aimée, souffrante fleur, laissée là en otage aux violences du monde, tellement exposée par lui, qui pour lui vivait, mourait. Mme de Condorcet lui demanda le sacrifice le plus fort, celui de sa passion, de son combat engagé, c’est-à-dire celui de son cœur. Elle lui dit de laisser là ses ennemis d’un jour, tout ce monde de furieux qui allait passer, et de s’établir hors du temps, de prendre déjà possession de son immortalité, de réaliser l’idée qu’il avait nourrie d’écrire un Tableau des progrès de l’esprit humain. ”
