Résumé

Eugène Moret Les amours d'un garde-française… (1871)

Et que m'importe ce marquis de boudoir, ce gentilhomme d'alcove qui a étudié l'histoire dans la généalogie de ses ancêtres, et le peuple dans la valetaille.
Du reste, je te le répète, Gabrielle, la mort plane sur nos têtes à tous. Brutus a condamné son propre fils à mort; je me condamne moi-même. Mon patriotisme est impuissant à me sauver. Aux yeux du peuple, il sera, quoiqu'il fasse, toujours suspect. Puis il n'y a pas que le peuple qui est appelé à régner. La haine, l'envie se feront jour dans la tourmente. Les ambitieux auront encore la première place et tromperont la nation.
Source : Gallica

Eugène Moret Les amours d'un garde-française… (1871)

C'est bien, dit Bideauré, s'il est tel que tu me le dis, il sera ton mari, et, en attendant, il sera mon ami.
René était venu, les deux hommes avaient été présentés l'un à l'autre, et quelques heures avaient suffi pour qu'ils se devinassent et quelques jours pour qu'ils se comprissent. Tous deux s'aimèrent. Bideauré était le type de l'homme du peuple, plein de haine et de révolte pour le passé, et aspirant à une vie meilleure dans l'avenir. Il allait travailler dans ce sens et traverser la révolution en manifestant ses aspirations et préparant le
règne de l'amour et de la justice.
Source : Gallica

Eugène Moret Les amours d'un garde-française… (1871)

Amené ici par le hasard, je rêvai d'enchaîner le hasard à ma fortune. Cette femme si hautaine, si fière, si forte, elle eût pu devenir ma maîtresse. Sous mon pied après, je lui eusse meurtri le front, et j'eusse vengé, par cette action, la noblesse qu'elle poursuit de ses huées blessantes et insensées.
— Et vous osiez vous adresser à moi ! s'écria Gabrielle.
— Oui, fit celui-ci; je vous vis, et l'amour éteignit la vengeance.
— Je vous méprise, dit Gabrielle qui s'éloigna. Cet
homme, cet homme, fit-elle, madame Roland l'avait dit, ce sont les deux aînés des d'Aubersac.
Source : Gallica

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