Madeleine Clemenceau-Jacquemaire

Madeleine Clemenceau-Jacquemaire

Résumé

Portrait de Madeleine Clemenceau-Jacquemaire Madeleine Clemenceau-Jacquemaire Madame Roland

La Gironde était un parti composé de clans. Mme Roland était, si l’on veut, le chef ou plutôt l’inspiratrice du clan Roland, Lanthenas, Barbaroux, Bosc, Buzot, Brissot, Pétion, etc., mais il est vrai que, dans le parti, cette fraction (qui ne comprenait cependant pas Vergniaud) était la plus brave, la plus éloquente.
Chef ou inspiratrice, pour le moment Mme Roland est lasse de Paris. Paris était beau à voir à l’aube de la Révolution. Maintenant Paris lui fait pitié. Elle aspire à l’air frais et pacifiant de la campagne. Le Clos l’appelle comme un asile.
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Portrait de Madeleine Clemenceau-Jacquemaire Madeleine Clemenceau-Jacquemaire Madame Roland

Où était la jeune espérance de 1789, la fière certitude de la reine girondine et même les mauvaises heures qui, parfois, sonnaient aux Jacobins ?
La Révolution court à sa perte et l’étranger est là. Oui, nous le savons, Mme Roland restera digne d’elle-même. Elle est prête à mourir. Mais ce n’est pas la question. C’est Danton, le « gros turbot farci », comme disait Vadier, Danton, quoi de plus cruel, Danton dont elle était la vertueuse ennemie, Danton qui, le moment venu, saura se rassembler dans un effort efficace et sauver la France.
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Portrait de Madeleine Clemenceau-Jacquemaire Madeleine Clemenceau-Jacquemaire Madame Roland

Le pouls de Mme Roland bat avec une agitation croissante. « La cour nous joue, s’écrie-t-elle avec fureur. L’Assemblée n’est plus que l’instrument de la corruption et de la tyrannie, une guerre civile n’est plus un malheur... et comme la liberté est perdue sans elle, nous n’avons plus à la craindre ou à l’éviter. » Elle apostrophe Brissot dans une lettre enflammée qu’il publie dans son journal en notant qu’« une Romaine » la lui avait écrite.
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