Alfred Beauvalet

Élements biographiques

Alfred Beauvalet Nos Rapports avec l'Angleterre… (1860)

Aujourd'hui, pour les Anglais, nous ne sommes vulnérables que dans notre marine et dans nos colonies, si, à l'égard de celles-ci, il pouvait leur venir à l'idée d'ajouter de nouveaux embarras à ceux que leur cause déjà le trop grand nombre et l'immense étendue des leurs. Mais sur le sol de la mère-patrie, mais en France, nous sommes à l'abri de toute tentative d'invasion de la part de l'Angleterre. Notre force n'est pas, comme chez elle, dans l'épaisseur et le nombre de nos bastions, mais dans le réseau impénétrable de notre armée, dans la baïonnette de nos soldats.
Source : Gallica

Alfred Beauvalet Nos Rapports avec l'Angleterre… (1860)

« Je viens à votre bord me mettre sous la protection des lois de l'Angleterre, » avait dit Napoléon en posant le pied sur le Bellérophon. En ne réclamant pour lui que le bénéfice du droit commun, il oubliait que le génie, ici-bas, met les hommes hors la loi, et que la chute, à son heure, se mesure au niveau de la fortune.
Toute l'Angleterre s'était massée sur ses côtes, et son regard, plongeant sur nos rivages, cherchait à distinguer le bâtiment qui allait lui livrer ce grand vaincu, chargé des chitines de l'Europe.
Source : Gallica

Alfred Beauvalet Nos Rapports avec l'Angleterre… (1860)

Permettez-moi, Messieurs, de vous dire que, depuis sept cents
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ans, toutes les fois qu'un pays a attaqué l'autre, c'est toujours la France qui a été attaquée par l'Angleterre et non l'Angleterre par la France. N'en douiez pas, lorsque les Français assis sur les bancs des écoles lisent les récits de nos descentes sur leurs côtes, des transports d'armes qui se sont faits à bord de nos vaisseaux pour fomenter la révolte chez eux, de nos attaques contre leurs grands ports, ils se font de nous une toute autre idée que celle que nous en avons nous-mêmes.
Source : Gallica

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