Benoît Joseph Jullien

Élements biographiques

Benoît Joseph Jullien Les mémoires du capitaine Jullien… (1874)

Certes l'on peut fort bien travailler dans un manège sans rênes ; mais il n'en est pas de même pour le travail du dehors et les sauts d'obstacles ; en un mot, plus le cheval est soutenu du devant, plus il dure longtemps ; presque tous les chevaux de selle périssent par les membres antérieurs.
Le beau et bon cheval de selle donne l'agrément à son cavalier et l'amour du cheval, tandis que le cheval commun peut guérir tout cavalier de la passion du cheval ; cependant il peut avoir des aplombs parfaits et de la régularité dans ses grossières proportions qui aveuglent bien des gens.
Source : Gallica

Benoît Joseph Jullien Les mémoires du capitaine Jullien… (1874)

Ce jour-là, on fit courir le bruit qu'un bataillon ou fraction de troupes s'était arrêté sur la route, en disant : « Nous sommes trahis, nous ne voulons plus marcher en arrière, nous voulons nous battre ! » et que le commandant du corps d'armée aurait répondu : « Mes enfants, nous vous ferons battre dès que nous aurons l'espérance d'un succès, mais nous ne voulons pas vous faire tuer inutilement. » On annonça aussi en même temps que le maréchal Bazaine prenait le commandement de l'armée du Rhin.
Source : Gallica

Benoît Joseph Jullien Les mémoires du capitaine Jullien… (1874)

En un mot, un officier ou sous-officier ne peut se mettre à l'abri en présentant sa troupe à une revue, qu'en punissant celui qui est responsable envers lui ; il s'ensuit que le plus souvent le responsable n'est pas puni et le coupable non plus : la bonne tenue d'un régiment est pour ainsi dire impossible à obtenir sans persécution continuelle, de reproches, de menaces, de gros mots, et parfois des insultes de supérieurs à inférieurs gradés, et devant de simples soldats ! En voilà des atteintes portées à la dignité des hommes et à la discipline !
Source : Gallica

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