Pont du Diable

Définition et enjeux

Portrait de Achille Raverat Achille Raverat Haute-Savoie : promenades historiques… (1872)

Au pied du château, sur l'ancien chemin de Bellecombe, on découvre le vieux pont du Diable ou des Fées, jeté sur la fissure où gronde la Chernia; le lieu est sauvage, désert, et bien digne de sa dénomination. Quant au pont lui-même, veuf de parapets, d'un abord dangereux, encadré d'une sombre verdure qui retombe et disparaît dans les ténèbres de l'abîme béant, il suffit de le voir pour ne pas douter des nombreux accidents survenus aux voyageurs et aux mulets qui s'y engageaient imprudemment; aussi, ne doit-on pas s'étonner
qu'il soit devenu dans la contrée un sujet de légendes.
Source : Gallica

A. Dumas Revue des Deux Mondes

Je laissai ma voiture prendre le pont neuf, et je me mis en devoir de gagner, en m’aidant des pieds et des mains, le véritable Pont du Diable, auquel le nouveau favori est venu voler, non-seulement ses passagers, mais encore son nom.
Les ponts sont tous deux jetés hardiment d’une rive à l’autre de la Reuss, qu’ils franchissent d’une seule enjambée, et qui coule sous une seule arche : celle du pont moderne a soixante pieds de haut et vingt-cinq de large ; celle du vieux pont n’en a que quarante-cinq sur vingt-deux. Ce n’en est pas moins le plus effrayant à traverser, vu l’absence de parapets.
Source : Wikisource

Amédée Gayet de Cesena Le chapelet d'amour (1877)

On arrive au pont du Diable par un sentier abrupte, qui, traversant une forêt de sapins, passe par un hameau d'où l'on découvre les tours de Mont-Mayeur et les montagnes de la Savoie.
Ce pont consiste en une arche unique jetée à plus de quatre-vingt mètres de hauteur audessus d'un torrent qu'on nomme le Bens, et qui tourbillonne au fond d'un précipice dominé de tous côtés par des roches surplombantes.
Lorsqu'on se penche sur le gouffre, on distingue à peine l'écume de ses flots.
Source : Gallica

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