Amédée Gayet de Cesena

Résumé

Amédée Gayet de Cesena Le chapelet d'amour (1877)

Il s'y livrait une lutte terrible ; Robert entendit des soupirs étouffés par des sanglots.
Il eut un éclair d'espoir. La fière lady Dudley était à son tour troublée, émue. La glace se fondait en larmes.
Mais ce ne fut qu'une faiblesse passagère.
Héléna redevint vite lady Dudley et, retrouvant son calme accoutumé, sa dignité habituelle, elle regarda fixement Robert, comme si elle n'avait plus peur de l'amour qu'elle pouvait lire encore dans ses yeux, et lui dit d'un ton de reproche et de regret : — Vous venez de m'enlever une chère et douce illusion, l'illusion de l'amitié
sainte et pure.
Source : Gallica

Amédée Gayet de Cesena Le chapelet d'amour (1877)

Quelques jours plus tard, le cœur plein de l'image de Nadine, il courut s'enfermer sur les bords de la Loire, dans son château de la Touraine, qu'il avait à peine visité depuis qu'il en était propriétaire. Il y passa tout l'automne et tout l'hiver, à écrire un volume entier de vers qu'il publia au printemps, et qui eut un retentissement immense.
Ce n'était plus un recueil d'odes, ni un recueil d'élégies. C'était un long poème où il avait répandu toute son âme, où il s'était personnifié sous un nom de fantaisie et où il avait donné à Nadine le nom d'Eva.
Source : Gallica

Amédée Gayet de Cesena Le chapelet d'amour (1877)

Si bien réussi, chère Edmée, que je te crois déjà en état d'entrer dans une famille, comme institutrice de toutes petites filles, répondit Robert.
J'en connais une qui est riche, puissante, généreuse, honorée. Tu y seras respectée et aimée, comme tu mérites de l'être.
Tu y achèveras de te perfectionner dans tout ce que doit savoir une maîtresse d'institution de demoiselles.
Alors tu auras une existence indépendante.
Tu pourras choisir un mari qui fera ton bonheur, et mon père, qui te doit la vie de son fils, t'aidera à former un établissement où tu trouveras la fortune et la considération.
Source : Gallica

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