Nicolas-Jean de Dieu Soult

Résumé

Nicolas-Jean de Dieu Soult Mémoires du maréchal-général Soult… (1854)

En effet, le maréchal Souwarow avait alors répandu son armée sur toute la surface de l'Italie, pour attaquer à la fois les diverses places où étaient restées nos garnisons, envahir tout le pays, depuis l'Adriatique jusqu'aux Alpes françaises, et pousser même des avant-gardes jusque dans les passages qui conduisent en France. C'était le moment qu'il fallait choisir pour réunir les cinquantecinq mille hommes des deux armées françaises sur la rive droite du Pô, où elles n'eussent trouvé que des divisions éparses et hors d'état de leur résister.
Source : Gallica

Nicolas-Jean de Dieu Soult Mémoires du maréchal-général Soult… (1854)

Un chef d'armée ne peut pas s'asservir à l'exécution littérale des ordres qu'il peut avoir reçus, surtout lorsqu'ils sont donnés loin du théâtre des événements; car mille circonstances obligent à les modifier, et souvent même à les changer entièrement. C'est son devoir, de savoir corriger à propos ce qu'il y a de défectueux dans un plan. L'obéissance de l'archiduc aux ordres de Vienne ne dégageait donc pas sa responsabilité : il était général en chef, il était sur les lieux, il devait connaître et juger les préparatifs et les dispositions de son adversaire
Source : Gallica

Nicolas-Jean de Dieu Soult Mémoires du maréchal-général Soult… (1854)

Le général Lecourbe, si bien secondé par les généraux sous ses ordres, et notamment par les généraux Gudin et Loison, rendit, à l'armée française, l'éminent service de retarder la marche de l'armée russe dans la vallée de la Reuss, depuis le Saint-Gothard, jusqu'au lac des QuatreCantons, en lui disputant le terrain pas à pas, et en ne cédant qu'à des forces qui devaient l'écraser. Il déploya autant d'habileté que de courage et de ténacité.
Source : Gallica

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