François Coppée,
Les Paroles sincères
“ Jeunes et forts, pleins d’audace et d’outrance, Ils aimaient l’art, ils s’écriaient : « J’y crois ! » Puis sont tombés, écrasés sous son poids. Leur bref avril donna sa primevère. Peut-être, éclos dans une autre atmosphère, Auraient-ils eu de très féconds étés ? Tel sot fleurit, parce qu’il persévère. Soyons cléments pour les pauvres ratés. Blessés de l’art, je plains votre souffrance. ”
