François Coppée,
Les vrais riches
(1910)
“ J'aime mademoiselle Zoé, j'ose espérer que je ne lui suis pas indifférent, et je vous demande tout franchement, à l'une et à l'autre, de m'accepter pour gendre et pour mari. Eh! mon Dieu! Qu'a donc la pauvre petite ? Voilà que sa tête défaillante tombe sur l'épaule du jeune homme, et qu'elle fond en larmes, la chère enfant! En vérité, elle l'aimait autant que cela ? Puis, elle s'agenouille devant sa mère, lui prend sa main paralysée et l'inonde de pleurs. Et, Dieu me pardonne, Albéric lui-même a les yeux humides, se met aussi à genoux, et saisit l'autre main de madame Bouquet. ”
