Résumé

Portrait de Albert Mérat Albert Mérat Triolets des Parisiennes de Paris

TRIOLETS DES BELLES MORTES OU DES MORTES D’AMOUR
Elles fleurissaient de mon temps
Et c’étaient les belles des belles,
Voici plus de quelques instants ;
Elles fleurissaient de mon temps.
Leur grâce, honneur de mes vingt ans,
Ne connut pas de cœurs rebelles.
Elles fleurissaient de mon temps
Et c’étaient les belles des belles.
La mort, épargnant la beauté,
A pris beaucoup de ces chéries ;
Comme on fauche les fleurs d’été
La mort épargne la beauté.
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Portrait de Albert Mérat Albert Mérat Triolets des Parisiennes de Paris

TRIOLETS DES JOLIES FILLES EN CHEVEUX
Les déesses au front si beau
Se coiffaient de leurs chevelures
Et ne portaient pas de chapeau,
Les déesses au front si beau.
Elles n’avaient rien sur la peau,
Et se moquaient des engelures.
Les déesses au front si beau
Se coiffaient de leurs chevelures.
Hélas ! dans notre âge inclément
La tête seule reste nue.
C’est encore un reste charmant,
Hélas ! dans notre âge inclément.
Ne croyez pas naïvement
Que ce soit parure ingénue.
Hélas ! dans notre âge inclément
La tête seule reste nue.
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Portrait de Albert Mérat Albert Mérat Triolets des Parisiennes de Paris

L’air est rose, un rayon l’essuie.
Dans notre climat bien-aimé,
Qui peut compter les jours de pluie ?
Mais en hiver, quand il pleut tant
Et plus et même davantage,
C’est bien simple : c’est embêtant ;
En février quand il pleut tant :
Tels des pots d’eau, tambour battant,
Vous tombant du sixième étage.
Mais, en hiver, quand il pleut tant
Et plus et même davantage.
Heureusement que les mollets
N’ont pas été faits pour des prunes
Ni pour de simples triolets.
Heureusement que les mollets
Emoustillent les cervelets,
Qu’ils soient de blondes ou de brunes.
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