Pierre Gauthiez,
Au soleil de Versailles
(1910)
“ Près du Grand Parc, rongé d'herbe et de mousse, Un bassin calme, à Trianon-sous-Bois, Dans la feuillée où le soleil s'émousse, Ouvre sa vasque aux jardins d'autrefois ; Les marronniers aux tiges renversées, De leur image en tapissent le fond, Et l'on devine, à travers leurs percées, Un autre ciel, plus sombre et plus profond. Un long jet pâle y balance une aigrette, Lorsque le Parc s'éveille aux Grandes Eaux: Mais plus souvent l'onde est morte et muette, On n'y voit point s'abreuver les oiseaux. ”
