Mariannette

Définition et enjeux

Portrait de André Theuriet André Theuriet,  Amour d'automne (1908)

“ Bien qu'au fond de son esprit sceptique et raisonneur il taxât d'enfantillage romanesque l'indignation de l'orpheline, et encore qu'il fût ennuyé de la résistance inattendue de la jeune Savoyarde, il ne pouvait s'empêcher d'admirer l'obstination de cette enfant, qui ne voulait pas être troublée au milieu de sa douleur. La figure expressive de Mariannette, soudainement animée par la surexcitation, aidait encore à développer en lui ce sentiment admiratif. ”
Source : Gallica

Portrait de André Theuriet André Theuriet,  Amour d'automne (1908)

“ Elle lut sur la figure de la jeune fille moins d'étonnement que d'embarras. En effet, Mariannette se rendait compte de la façon dont le bruit de son départ avait pu s'accréditer dans l'esprit des gens du bourg. — On avait déjà parlé de ses fiançailles, on savait que Philippe était Parisien, et on avait dû en conclure qu'elle suivrait son futur à Paris. ”
Source : Gallica

Portrait de André Theuriet André Theuriet,  Amour d'automne (1908)

“ Il comprimait violemment cette poussée de sensualité qui lui affluait au cerveau, et se contraignait pour répondre à la jeune fille sur le même ton placidement enjoué avec lequel elle lui adressait la parole. La contrainte qu'il s'imposait pour paraître calme lui causait une souffrance aiguë ;
mais Mariannette ne semblait nullement se douter du trouble de son compagnon de promenade. Quand les cerises furent toutes croquées, elle se leva, secoua les miettes de pain éparses sur sa robe, et dit :
— Il ne faut pas trop faire languir Perronne... Si vous voulez, nous irons la rej oindre.
”
Source : Gallica

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