“ Céline devait avoir vingt-quatre ou vingt-cinq ans. Elle était bien prise dans sa petite taille, très vive, le nez au vent, la bouche rieuse, les yeux très caressants, d’un bleu de pervenche. Je la trouvais fort jolie avec ses cheveux châtains aux bandeaux bouffants et son bonnet de linge posé très en arrière sur un épais chignon. Encore qu’elle eût la main leste et qu’elle me bourrât parfois, je l’avais en affection parce que sa mémoire était abondamment approvisionnée d’histoires de fées et de fantômes, et parce qu’elle m’amusait le soir, avec les contes et les chansons de son village. ”
Résumé
“Frida”, est une œuvre de André Theuriet. Des thèmes tels que Frida, Céline ou Kœler y sont abordés.
Citations de Frida (André Theuriet)
“ Je me la figurais d’avance me prenant gentiment par la main et m’invitant d’une voix de sirène à passer dans la salle, où le souper était servi au milieu d’un éblouissement de glaces miroitantes et de girandoles allumées. Mais la porte ne s’ouvrit pas ; aucune princesse ne se montra au seuil de la maison de givre. Pourtant, je ne doutais pas un moment que c’était dans ce château que nous devions souper, et, à travers la pelouse poudrée à frimas, je me dirigeais déjà vers le perron, quand Céline courut après moi et, me saisissant le bras : — Où vas-tu ? ”
“ Alors je n’eus plus d’hésitation, un sursaut de joie me secoua ; je me précipitai à travers le fourré et, emporté par mon élan, je débouchai au milieu des platanes... Hélas ! quelqu’un m’y attendait, en effet, mais ce n’était pas Frida. Mes yeux, arrondis par la stupeur, aperçurent, debout près de la fontaine, un homme déjà mûr, coiffé d’un feutre mou, vêtu d’une veste de chasse à boutons de métal, et tenant à la main une canne de jonc. Dans mon effroi, j’esquissai un mouvement de recul, qui fut immédiatement réprimé par une sévère injonction : « Halte ! » ”
“ Nous marchions parmi des massifs d’arbres verts, dont les impénétrables fourrés ne permettaient pas de voir à une toise en avant. Le gravier gelé craquait funèbrement sous nos pieds. Puis il y eut une éclaircie et, au même moment, la pleine lune, émergeant au-dessus des lisières de bois qui bordaient la plaine, répandit sur tout le jardin une bleuâtre et amicale lueur, grâce à laquelle je distinguai des centaines d’arbres couverts d’un givre qui scintillait dans l’atmosphère vaporeuse. ”
“ Le temps froid continuait, le ciel était voilé et la terre gelée sonnait sous le pied. Je me souvenais parfaitement du chemin. Je gravis la côte des Prêtres, qu’un ancien mur à hauteur d’appui séparait des faubourgs et où le grincement des métiers à tisser stridait dans les caves des logis attenant au collège, puis j’enfilai la venelle bordée de jardins, où j’avais eu si peur ; j’atteignis bientôt la montée du Jard et le plateau où j’aperçus, toute blanche de frimas sur le fond violacé des arbres, la toiture aiguë de Salvanches. ”
“ Désormais Frida devint l’unique fée honorée dans mon sanctuaire, et l’encens ramassé sur les épicéas du jardin ne brûla plus que pour elle. Par les vitres brouillées, je contemplais les profils aigus des maisons de la ville haute ; je me disais que, par delà ces toitures, tout là-bas, près de la lisière des bois, s’élevait la demeure de Frida, et des soupirs gonflaient ma poitrine à la crainte de ne plus la revoir. Je me la représentais comme une princesse enchantée en son château et je ne pouvais me résigner à languir loin de la dame de mes pensées. ”
“ Justin, l’ogre aux dents blanches, nous escortait. Il donnait le bras à ma bonne, et je remarquai que lorsque nous passions par des endroits plus enveloppés d’obscurité, il appliquait de furtifs baisers sur les joues de Céline, qui ne semblait nullement s’en formaliser. Moi non plus, du reste. Ma tendresse pour Frida me rendait indulgent, et même, en entendant susurrer les baisers du charbonnier, le regret me prenait, de n’avoir pas profité de la solitude de la serre pour embrasser la petite princesse. ”
“ Et tout d’un coup, à l’une des croisées du rez-de-chaussée, un rideau se souleva, et je crus entrevoir la fine silhouette de Frida. À peine avais-je eu le temps de l’apercevoir, que le rideau fut rabaissé violemment par une main sèche, qui devait être celle de Fraulein, et la croisée voilée ne refléta plus que les rougeurs du couchant. Je ne sais si M. du Kœler se douta de quelque chose, mais il me ressaisit la main et m’entraîna vivement vers la grille. — Tu as bien vu cette allée et cette porte ? dit-il avec sa froideur narquoise. ”
“ Quand tout fut en ordre, elle se rapprocha de la table, s’assit près de moi, les coudes appuyés sur la toile cirée, et commença de sa voix la plus aimable : — Tu sais, petiot, que c’est demain la Saint-Nicolas ? — Oui, répondis-je en soupirant, mais ça m’est égal. Il n’y aura pas de Saint-Nicolas pour moi... Papa est parti, et je ne trouverai rien dans mes souliers. — Ça t’ennuie, hein ! d’être toujours seul à la maison, même les jours de fête ?... — Dame ! fis-je, ça n’est pas drôle... Heureusement tu es là, toi, Céline, et nous nous tiendrons compagnie. ”
“ Ces craintes me tracassaient cruellement, elles m’empêchaient de m’émouvoir du piteux état de ma veste, blanche de frimas, et de m’apercevoir de la longueur du chemin. Je pus néanmoins rentrer chez nous avant la nuit. Je me faufilai en tapinois, par le jardin, jusque dans le vestibule, où je constatai que Céline, toujours affairée au fond de sa cuisine, continuait de frotter son linge, en accompagnant chaque coup de savon d’un refrain de son village qu’elle chantait à gorge déployée : Le mariage est doux comme une fleur nouvelle, Le mariage est doux, Filles, mariez-vous... ”
“ « guten Abend ! (Bonsoir) , » tout cela me semblait tenir du sortilège. Je comprenais maintenant que Frida, vivant dans l’entourage de ces hétéroclites demoiselles, ne fût pas éloignée de croire, elle aussi, à l’existence des fées. Mais elle était elle-même, à mes yeux, la plus adorable et la plus gentille fée qu’on pût rêver. Dans le sombre et singulier décor de cette haute salle à peine éclairée, sa blanche petite personne apparaissait argentée et vaporeuse comme un rayon de lune. ”
“ Décidément, ce n’était pas avec la princesse que l’on m’avait convié à souper, mais tout bonnement avec ses domestiques. En ma petite cervelle mon snobisme enfantin se réveilla. Cela m’humiliait grièvement de ne point être jugé digne de manger avec les maîtres. Je me sentis d’autant plus vexé qu’on me sépara de Céline. ”
“ Je lui pris la main et je la pressai, comme dans la romance de Mlle Gertrude du Kœler, « avec tant et tant de tendresse » que la chaleur de mon étreinte devint communicative. Transies tout à l’heure par la bise, nos deux mains brûlaient. Nous demeurâmes un bon moment en face l’un de l’autre, silencieux et souriants. Puis les doigts de Frida serrèrent plus étroitement les miens : — Vite, dit-elle en m’entraînant, sauvons-nous !... ”
“ On eût dit un château de givre. Les yeux écarquillés, je restais ébahi. Je me croyais transporté dans un pays de féerie. Je songeais en mon par-dedans : « Hein ! est-il assez bête, M. Berloquin, de ne pas croire aux palais enchantés ! » ”
“ Je n’ai plus jamais entendu parler de Frida... Bien des hivers ont passé depuis lors. Voilà longtemps que les vieilles demoiselles du Kœler dorment sous une pierre moussue, dans le cimetière de leur petite ville. Qui sait même si Frida est encore sur cette terre ? De tout ce monde d’autrefois, le perroquet seul a peut-être survécu. — On dit que ces bêtes-là deviennent facilement centenaires. Mais, chaque année, le spectacle des tombées de neige et des arbres poudrés à frimas évoque en mon cœur la mignonne princesse de Salvanches. ”
“ Mes yeux se fixaient sur la délicate figure de Frida et ne pouvaient s’en détacher. Un mélange d’adoration et de tendresse inclina ma tête alourdie et je la posai dévotement sur les genoux de la mignonne princesse, en bégayant : — Frida, je vous aime... Je vous aimerai toujours !... Voulez-vous ? Sa main effleura mes cheveux, et elle répondit gravement : — Je veux bien... Vous serez mon bon ami, comme Justin est le Schatz de votre Céline... ”
“ De plus en plus, les nuées s’entr’ouvraient, montrant des coins de bleu ; par les interstices des nuages, de brèves et pâles soleillées faisaient miroiter les ornières des chemins boueux ; les vignes, où des ceps noueux et noirs se tordaient ; les vergers déserts, où les arbres fruitiers emmêlaient leurs branches fines et nues ; les friches lointaines, que les bois couronnaient de massifs violets. Comme j’avais une bonne heure devant moi, je ne me pressais point, et j’avais pris le chemin le plus long, afin de déboucher tout droit sur la brèche pratiquée dans le mur de Salvanches. ”
“ Ce rond-point, reprit Frida, est ma promenade favorite... C’est ici que j’ai appelé par trois fois la fée et qu’elle ne m’a point répondu... Essayez à votre tour, vous aurez peut-être plus de chance... Elle s’était appuyée au bord de la vasque et sa gracile forme blanche se détachait finement sur la maçonnerie verdie de la fontaine. Les branches entre-croisées des platanes secouaient de neigeuses poussières de givre sur ses cheveux moutonnants et jusque sur ses longs cils, entre lesquels luisaient étrangement ses yeux noisette. ”
“ À l’extrémité de la serre, des arbustes et des lianes grimpantes formaient une sorte de niche entièrement garnie à l’intérieur d’un gazon de capillaires et de saxifrages, au-dessus, de nombreux pots de cyclamens laissaient pendre leurs fleurs roses ou carminées, pareilles à des capuces retroussées. D’un bond, Frida se blottit dans cette niche capitonnée de verdure, d’où sa neigeuse blancheur apparaissait plus éclatante encore. ”
“ Dans le faux jour qui tombait des fenêtres, je distinguai le perroquet épluchant des graines de chènevis dans sa cage, et plus loin Mlle Odile tricotant sa laine, à côté de Mlle Gertrude, plongée en son absorbante lecture. Je constatai avec un certain soulagement que ni Frida ni Fraulein n’étaient présentes. Sachant le rôle piteux que j’allais probablement jouer, j’étais content qu’elles ne fussent pas témoins de mon humiliation. — Voici le sujet ! dit froidement M. du Kœler en me poussant toujours, jusqu’à ce que je fusse en présence des deux vieilles filles. ”
“ Traîné par Frida, je m’avançais timidement vers ce trio de femmes étranges, et je regardais, effaré, les sombres boiseries où des portraits de famille, solidement accrochés, s’alignaient confusément dans la pénombre, tandis qu’en face, dans une cage en fil de fer, un perroquet assoupi sur une patte se réveillait soudain et nous saluait au passage d’un gloussement pareil au bruit d’une serrure détraquée. ”
“ Mais je n’avais plus aucune nouvelle de Frida. Quand, parfois, le collège allait en promenade du côté de Salvanches, ma poitrine se gonflait de soupirs dès que nous approchions des murs du parc. En passant devant la grille, je plongeais mes yeux dans la profondeur des allées, espérant toujours apercevoir la fine silhouette de ma princesse... Hélas ! les allées étaient désertes ; les feuilles maintenant verdoyantes des massifs ne laissaient même pas entrevoir la façade du château. ”
“ En d’autres circonstances, le don de ce volume, depuis longtemps convoité, m’eût comblé de joie ; mais j’avais la tête trop occupée de Frida et de l’accueil que recevrait ma lettre, pour penser à la lecture. J’eus beau feindre de feuilleter avec enthousiasme l’ouvrage illustré de curieuses gravures sur bois, le cœur n’y était plus. Entre chaque feuillet, le mignon visage de la petite « princesse » de Salvanches s’interposait et sa séduisante image éclipsait toutes celles des héros et des héroïnes du Tasse. ”
“ Fräulein poussa la porte du vestibule spacieux et glacial où grésillait un lumignon, jetant sa clarté vacillante à travers un halo d’humidité, puis elle nous introduisit dans une grande salle lambrissée de boiseries brunes et insuffisamment éclairée aussi par une lampe au globe dépoli, posée dans le fond, sur un haut guéridon en forme de trépied. Un détail me frappa tout d’abord : indépendamment de la large cheminée où flambait un feu de souches, la salle était encore chauffée par un massif poêle de faïence qu’on entendait ronfler doucement dans une encoignure. ”
“ Et cette vieille femme sans dents, assise à côté de moi tout à l’heure, ne pensez-vous pas qu’elle est une sorcière ? — Qui ça ? la mère Chiffaudel ?... Par exemple !... C’est la grand’mère du jardinier... Ah çà ! s’exclama-t-elle avec un sourire qui m’enchanta, qu’avez-vous donc à prendre les maisons pour des châteaux, les filles pour des princesses et les jardinières pour des magiciennes ?... Vous êtes drôle tout plein et vous parlez comme dans les contes de fées ! ”
“ Je m’inquiétais beaucoup moins du texte de Télémaque que du charme à la fois doux et amer de mes souvenirs, et lorsque M. Berloquin proclama de sa voix de chantre : « Un point c’est tout, » j’en étais encore pour mon compte à me remémorer la niche où Frida, blottie dans la verdure, avait écouté ma déclaration d’amour. ”
“ Tout au plus, si parfois les papas et les mamans, s’apercevant de quelque passionnette éclose dans le cœur du petit monde, ils se bornent à en rire et à traiter la chose d’enfantillage. — Pour les enfants, il n’y a point d’enfantillage. — Leurs rêves, leurs tentations, leurs peines ou leurs plaisirs sont aussi sérieux que les nôtres et prennent, à leurs yeux, une importance aussi capitale que nos propres émotions. J’étais rentré chez nous très amoureux de Frida. La mignonne nièce des demoiselles du Kœler occupait despotiquement ma pensée. Sa blanche image me hantait du matin au soir. ”
“ D’abord je ne savais trop comment je pourrais échapper à la double surveillance de mon père et de Céline ; la crainte d’être retenu au logis me causait des picotements aux tempes et dans la poitrine. Puis je me demandais avec une pénible incertitude si, là-bas, à Salvanches, les choses avaient marché au gré de mon imagination ; si Frida était venue au rond-point des platanes, si elle y avait trouvé ma lettre, et ce qui s’ensuivrait. ”
“ Je sentais comme une sève plus chaude circuler dans mes veines, et l’espérance de revoir bientôt Frida germait plus vertement dans mon cœur. Par ce temps clair et souriant, elle n’hésiterait pas à sortir et à se rendre au rond-point des platanes. L’espoir qui, le matin encore, m’avait paru chimérique prenait maintenant la solidité d’une certitude, et je marchais d’un pas plus ferme vers le sentier des vignes. Brusquement, à un détour du chemin, je vis s’ouvrir devant moi la brèche pratiquée dans le mur et à demi dissimulée par des buissons de coudriers. Mon cœur se mit à battre ”
“ Il aimait le monde et s’ennuyait chez lui. Cette fois, son absence devait durer huit jours ; il avait pris un congé pour aller à Paris — à « l’Administration » comme on disait couramment chez nous. — Il était fonctionnaire et sollicitait son avancement. Nous restions donc, Céline et moi, les maîtres du logis et nous occupions nos loisirs du mieux que nous pouvions. J’avais installé sur la table, non loin du poêle, un petit théâtre en cartonnage et, prenant, l’une après l’autre, les marionnettes accrochées à un fil de fer, je me jouais à moi-même de très émouvantes comédies. ”
“ Kathe remit à Céline mon paquet de nuit. Du fond de sa cage, le perroquet me salua de son rauque guten Abend, puis, après une dernière révérence, nous quittâmes la salle à manger. En traversant le vestibule, je jetai un regard contristé vers la porte de l’étude, de l’autre côté de laquelle j’entendais Fraulein baragouiner une leçon d’allemand... Et ce fut fini. — Quelques minutes après, nous cheminions vers la grille, et je me retournais une dernière fois pour contempler le château poudré de givre où demeurait Frida. ”
“ J’endossai mon manteau, Frida s’emmitoufla dans sa palatine de chèvre mouflue, et nous voilà partis. Au dehors, le soleil luisait clair, mais n’avait pas assez de chaleur pour fondre le givre des pelouses. La terre résonnait sous nos pieds et, à l’exception de quelques touffes de roses de Noël, les plates-bandes gelées étaient absolument nues. ”
“ Au dehors, des pas de gens pressés résonnaient de loin en loin sur le pavé de notre rue peu fréquentée. La brève journée de décembre s’achevait déjà dans une brume crépusculaire, quand soudain un de ces passants hâtifs s’arrêta devant notre fenêtre, que Céline s’était obstinée à laisser entre-bâillée, sous le prétexte de cette odeur de roussi dont j’ai parlé plus haut. Et comme je n’y voyais plus assez pour manœuvrer mes marionnettes, je relevai la tête. ”
“ Là-dessus il empoigna ses livres, enfonça jusque sur ses oreilles son chapeau haute forme, et sortit en claquant la porte. — Mon Dieu, Seigneur ! s’écria Céline, ce vilain soupe-tout-seul de Berloquin est capable de tout raconter à ton père !... Nous voilà propres !... — Bah ! répliquai-je, papa ne reviendra pas avant samedi, et d’ici là le vieux Berloquin aura tout oublié... Est-ce que nous ne pourrions pas retourner jeudi au château des demoiselles du Kœler, dis, Céline ?... ”
“ Où prenez-vous Frida ? — C’est le nom d’une fée, répliquai-je. — Taisez-vous, vous êtes un sot ! M. Berloquin prononçait « sott »... Me voyant ainsi rabroué, j’allais protester avec indignation, quand mon professeur reprit, en jetant un coup d’œil sur ma page : — Corrigeons la dictée... Elle est bien mal écrite... Voyons, voyons... hein ! qu’est-ce que cela signifie ? « Elle se promenait souvent seule sous les platanes et au fond de la serre ; mais ces beaux lieux ne faisaient que lui rappeler le souvenir de Frida... » Encore cette Frida !... Rêvez-vous ou vous moquez-vous de moi ?... ”
“ Puis elles donnèrent des ordres à la servante, qui alluma un bougeoir et disparut. Ce dialecte sauvage, la singulière tournure des deux maîtresses du château, l’aspect même de cette grande salle mal éclairée où les portraits avaient l’air de me regarder de travers et où le perroquet, tout à fait réveillé, se dandinait sur ses pattes, en criant lugubrement dans le même patois : « guten Abend ! (Bonsoir) , » tout cela me semblait tenir du sortilège. ”
“ J’y crois et je n’y crois pas... Un soir, après avoir lu l’Oiseau bleu, je suis allée au bout de notre jardin et j’ai crié : « S’il y a une fée, qu’elle se montre... Une fois, deux fois, trois fois !... » ”
“ Moi aussi, comme Calypso, je ne pouvais me consoler d’avoir perdu Frida et, insensiblement, tandis que M. Berloquin continuait d’un ton pompeux sa dictée, je revoyais en imagination « les beaux lieux » que j’avais parcourus avec ma petite amie : — le château constellé de givre, le rond-point des platanes avec la statue de la nymphe, la serre où fleurissaient des orangers et des héliotropes... ”
Termes fréquents
Œuvres similaires
La carrosse aux deux lézards verts…La dernière bohémienne (Henriette-Étiennette-Fanny Reybaud…La poupée bien élevée, texte par une maman…L’héritage maudit (Frère Gilles…Contes flamands et wallons...…Contes des landes et des grèves…L’Enlèvement de Céline (Clémence Delaunay…Les souliers de mon voisin (Charlotte Maria Tucker…Misé Brun, par Mme Charles Reybaud…Bê, bê, mouton noir (Rudyard Kipling…
