Rudyard Kipling

Rudyard Kipling

Résumé

Portrait de Rudyard Kipling Rudyard Kipling,  Bê, bê, mouton noir (1929)

“ Judy hocha tristement la tête. Mouton Noir s'éloigna navré, mais Judy lui enlaça le cou dans ses bras.
— Ça ne fait rien, va, Punch, chuchota-t-elle. Je te parlerai quand même comme je l'ai toujours fait. Tu es mon seul, seul frère, même si tu es... même si tante Rosa dit que tu es méchant, et si Harry dit que tu es un petit capon. Il dit que si je te tirais les cheveux tu pleurerais.
— Tire-les, pour voir, dit Punch. Judy tira sans conviction.
— Tire plus fort... aussi fort que tu peux ! Là !
”
Source : Gallica

Portrait de Rudyard Kipling Rudyard Kipling,  Bê, bê, mouton noir (1934)

“ Harry était l'enfant unique de tante Rosa, et Punch était dans la maison le garçon de trop. Il n'y avait pas de place déterminée pour lui ou pour ses petites affaires, et interdiction lui était faite de s'étendre sur les canapés et d'exposer ses idées sur l'organisation du monde, ou ses projets d'avenir. S'étendre est d'un paresseux et cela abîme les canapés, et les petits garçons ne sont pas admis à prendre la parole. On leur parle, et ce qu'on leur dit n'a pour but que leur perfectionnement moral. ”
Source : Gallica

Portrait de Rudyard Kipling Rudyard Kipling,  Bê, bê, mouton noir (1934)

“ Très bien, dit Mouton Noir, empoignant le couteau de table. Alors je vais vous tuer vous aussi. Vous dites des choses et vous faites des choses... et je ne sais pas comment les choses arrivent, et vous ne me laissez jamais tranquille... et cela m'est égal ce qui arrive !
Il s'élança sur le garçon, couteau levé, et Harry s'enfuit en haut jusqu'à sa chambre, promettant à Mouton Noir la plus belle raclée du monde lorsque tante Rosa rentrerait. Mouton Noir s'assit au bas de l'escalier, son couteau de table en main, et
pleura parce qu'il n'avait pas tué Harry.
”
Source : Gallica

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