Desportes, Ô bienheureux qui peut passer sa vie
“ Des monts, des eaux, des forêts et des prées, Qui me privez de pensers soucieux, Et qui rendez ma volonté contente, Chassant bien loin la misérable attente, Et les désirs des cœurs ambitieux ! Dedans mes champs ma pensée est enclose. Si mon corps dort mon esprit se repose, Un soin cruel ne le va dévorant : Au plus matin, la fraîcheur me soulage, S’il fait trop chaud, je me mets à l’ombrage, Et s’il fait froid, je m’échauffe en courant. ”
