Desportes, Conférences inédites de l’Académie royale de peinture et de sculpture
“ Il n’est pas douteux que le peintre doit tâcher de répandre cette grâce sur ce qu’il peint comme sur ce qu’il dessine, imitant en cela le Corrège dont on a dit que le dessin, quoique incorrect, était tracé par les Grâces, et que le pinceau paraissait manié par la main d’un ange. Il est même important, pour être bon coloriste, d’avoir un pinceau gracieux, libre et léger, parce que les couleurs qui ne sont point trop agitées et tourmentées par une main pesante, en conservent bien mieux leur fraîcheur et leur vivacité, et les touches paraissent plus spirituelles et plus faciles. ”
