Guillaume Apollinaire,
Vitam impendere amori
“ Il s’en revient à ta rencontre Encore un printemps de passé Je songe à ce qu’il eut de tendre Adieu saison qui finissez Vous nous reviendrez aussi tendreDans le crépuscule fané Où plusieurs amours se bousculent Ton souvenir gît enchaîné Loin de nos ombres qui reculent Ô mains qu’enchaîne la mémoire Et brûlantes comme un bûcher Où le dernier des phénix noire Perfection vient se jucher La chaîne s’use maille à maille Ton souvenir riant de nous S’enfuit l’entends-tu qui nous raille Et je retombe à tes genoux ”
