Jean-Baptiste Veyre,
Les Poètes du terroir
“ Veyre est digne de sa réputation qu’il s’est acquise et du souvenir que lui gardent ses compatriotes. Sa muse, a-t-on écrit substantiellement, a eu le bon goût de ne point quitter ses sabots ; elle avait promis, comme toutes les muses patoises, de chanter uniquement pour le peuple, et elle a tenu sa parole. Aussi les pâtres ont-ils compris Veyre, et depuis de longues années le chantent-ils aux Teillées. Il n’est point de pauvre gardeur de bestiaux, dans sa hutte roulante, qui ne se souvienne du vieil instituteur et ne fredonne ses vers sur la montagne. ”
