Résumé

Portrait de Jean de La Fontaine Jean de La Fontaine Les Animaux malades de la Peſte

L’histoire nous apprend qu’en de tels accidens
On fait de pareils dévoûmens :
Ne nous flatons donc point, voyons sans indulgence
L’état de nostre conscience.
Pour moy, satisfaisant mes appetits gloutons
J’ay devoré force moutons ;
Que m’avoient-ils fait ? nulle offense :
Mesme il m’est arrivé quelquefois de manger
Le Berger.
Je me dévoûray donc, s’il le faut ; mais je pense
Qu’il est bon que chacun s’accuse ainsi que moy :
Car on doit souhaiter selon toute justice
Que le plus coupable perisse.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature