Jean de La Fontaine,
Les deux Amis
“ L’un ne possedoit rien qui n’appartinst à l’autre : Les amis de ce païs-là Valent bien dit-on ceux du nostre. Une nuit que chacun s’occupoit au sommeil, Et mettoit à profit l’absence du Soleil, Un de nos deux amis sort du lit en alarme : Il court chez son intime, éveille les valets : Morphée avoit touché le seüil de ce palais. L’amy couché s’estonne, il prend sa bourse, il s’arme ; Vient trouver l’autre, & dit ; Il vous arrive peu De courir quand on dort ”

