Joachim du Bellay,
Treize Sonnets de l’Honneste Amour
“ Jusqu’au tiers ciel d’un prim-vol m’achemine. Mes sens rassis d’une douce rapine Laissent leur corps de grand aise pasmé, Comme le Sainct des douze mieux aimé, Qui reposa sur la saincte poitrine. Ainsi l’esprit desdaignant nostre jour Court, fuit, et vole en son propre séjour Jusques à tant, que sa divine dextre Hausse la bride au folastre désir Du seriteur, qui près de son plaisir Sent quelquefois l’absence de son maistre. ”
