Émile Verhaeren

Émile Verhaeren

Résumé

Portrait de Émile Verhaeren Émile Verhaeren LES CORDIERS

Voici — c’est une chambre où la pensée avère
Qu’on la mesure et qu’on la pèse, exactement,
Que seul l’inane éther bombe le firmament
Et que la mort s’éduque en des cornets de verre.
Voici — c’est une usine ; et la matière intense
Et rouge y roule et vibre, en des caveaux,
Où se forgent d’ahan les miracles nouveaux
Qui absorbent la nuit, le temps et la distance.
Voici — c’est un palais de lasse architecture
Ployé sous les cent ans dont il soutient le poids,
Et d’où sortent, avec terreur, de larges voix
Invoquant le tonnerre en vol vers l’aventure.
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Portrait de Émile Verhaeren Émile Verhaeren LES CORDIERS

Et c’est la paix ardente et vive, avec ses urnes
De régulier bonheur sur ces pays de soir,
Où s’allument, ainsi que des charbons d’espoir,
Dans la cendre de l’air, les grands astres nocturnes.
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