Victor Hugo,
À quatre prisonniers
“ Les temps sont durs ; c’est bien. Le martyre console. J’admire, ô Vérité, plus que toute auréole, Plus que le nimbe ardent des saints en oraison, Plus que les trônes d’or devant qui tout s’efface, L’ombre que font sur ta face Les barreaux d’une prison ! Quoi que le méchant fasse en sa bassesse noire, L’outrage injuste et vil là-haut se change en gloire. Quand Jésus commençait sa longue passion, Le crachat qu’un bourreau lança sur son front blême Fit au ciel à l’instant même Une constellation ! ”
