Claude-François Chazot, Hymne à la liberté
“ Aux vœux de sa triste famille : D’un dieu sourd à sa voix implorant le secours, Elle répete en vain son ardente priere ; L’œil humide de pleurs, on la voit tous les jours, Parcourir le rivage, & quitter la derniere, Le port et son espoir : ainsi, depuis quatre ans, Soupirants après toi, généreuse Déesse, De toutes parts trahis, c’est par des vœux ardens, Que nous te rappellions sans cesse. Sans craindre les traitants, la dîme & son seigneur Nous verrons donc enfin l’honorable charrue Entr’ouvrir un sillon, dont l’heureux laboureur, Désormais offrira les produits à la vue. ”
