“ Obscur et froncé comme un œillet violet Il respire, humblement tapi parmi la mousse Humide encor d’amour qui suit la rampe douce Des fesses blanches jusqu’au cœur de son ourlet. Des filaments pareils à des larmes de lait Ont pleuré sous le vent cruel qui les repousse À travers de petits caillots de marne rousse, Pour s’aller perdre où la pente les appelait. Mon rêve s’aboucha souvent à sa ventouse. Mon âme, du coït matériel jalouse, En fit son larmier fauve et son nid de sanglots. C’est l’olive pâmée et la flûte câline, C’est le tube d’où descend la céleste praline, Chanaan féminin dans les moiteurs enclos. ”
Arthur Rimbaud
Citations de Les Stupra (Arthur Rimbaud)
“ J’observais le plan et l’effet de notre cul. Plus ferme, blême en bien des cas, il est pourvu De méplats évidents que tapisse la claie Des poils ; pour elles, c’est seulement dans la raie Charmante que fleurit le long satin touffu. ”
