G. de La Barthe, Un nuit au Calvaire. [Signé : Cte G. de La Barthe… (1881)
“ Aussi tout cœur s'émeut, l'âme d'effroi saisie; On sent qu'il faut prier, vivre plus saintement, Et la voix du poète a, dans la poésie, Des sanglots étouffés, un sourd gémissement. Partout un bruit s'élève, au village, à la ville, Écoutez, écoutez. Ah ! ce sont de doux chants, Ce sont, libres penseurs, vers le Dieu qu'on exile, Les prières de nos enfants. Car, matelot perdu sur l'océan immense, L'homme a besoin de Dieu pour vivre et pour mourir, D'un rivage où jeter l'ancre de l'espérance, Quand il voit sous ses pieds l'abîme s'entr'ouvrir. ”
