Gaëtane de Montreuil , Quand la mort me prendra
“ Dont j’aurai de mes pleurs arrosé le chemin, Si vous venez, un jour, rêveuse, sur ma tombe, Que le rêve soit doux qui conduise vos pas ; Que sur moi de vos yeux nulle larme ne tombe, Mon cœur en souffrirait jusque dans le trépas. De l’immense au-delà je saurai le mystère, Mon âme planera dans l’espace infini Et, parfois, dirigeant son essor vers la terre, Viendra se reposer sous votre toit béni ; J’entendrai votre rire et la chanson joyeuse Que vous direz, peut-être, en vous ressouvenant ; Puis je repartirai, légère voyageuse, Rafraîchie et contente, au ciel bleu m’élevant. ”
