Henri de Bornier,
Les Deux Villes : poésie récitée au Théâtre-Français…
(1875)
“ Merci ! Je me retrouve en écoutant ta plainte; Celui qui souffre et vient est déjà mon vainqueur ; La flamme généreuse en moi n'est pas éteinte, Et ce qu'a dit ma bouche était loin de mon coeur. Prends mon or, et par lui que ta douleur espère ! Prends l'or de mes malheurs à tes maux consacré ; Prends l'or de mon travail qui deviendra prospère ; Prends l'or de mes plaisirs, il deviendra sacré ! Oui, ma soeur, dans ton deuil reprends une espérance ; Je ne t'oublierai point, quel que soit le destin ”
