Jules Renard,
Les roses ; Les bulles de sang
(1886)
“ Au ciel avec agilité Elles voltigent, continues Comme un cortège. Est-ce l'été Qui jette ses fleurs dans les nues? Les unes, dans l'éther vermeil, Se pulvérisent, confondues, Comme la poudre d'un soleil Couchant qu'on briserait, perdues ! Et d'autres vont moins loin couvrir Nonchalamment un pli de feuille ; Chacune à l'arbre qui l'accueille Se pose comme pour mourir. ”
